Au Carrefour des médias – Édition du 2 au 8 mai 2026
Au Carrefour des médias – Édition du 2 au 8 mai 2026
Sur une base hebdomadaire, Accueil-Parrainage Outaouais (APO) sélectionne une variété d’articles écrits sur les thèmes de l’immigration, de l’accueil des réfugiés et du racisme afin de les partager avec ses lecteurs. Cliquer sur le titre en hyperliens pour lire l’article en entier.
À noter que l’APO ne partage pas nécessairement les opinions exprimées par ces sources externes.
Sommaire :
1) Sous le PSTQ, l’exigence documentaire est beaucoup plus sévère que jadis pour le PEQ,
2) Le Québec, qui subit une baisse d’environ 14 % en deux ans du nombre d’étudiant internationaux, s’en tire mieux que le Canada,
3) Les demandeurs d’asile et les réfugiés, plus vulnérables, se voient limiter à dix séances de psychothérapie par année,
4) Des résidents permanents font souvent face à un choc culturel dans la cadre du processus pour joindre les Forces armées canadiennes,
5) La psychothérapie n’est pas un luxe pour les personnes qui ont vécu un exil forcé, qui sont survivantes de la guerre, de la torture et d’autres formes de persécutions,
6) « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » : analyse d’une formule creuse et démagogique.
1) Présenter un dossier au PSTQ : « Une tâche titanesque » (Radio-Canada, le 6 mai 2026)
Malgré le retour promis du PEQ, c’est l’incertitude pour des milliers de candidats au PSTQ qui n’ont que quelques semaines pour rassembler parfois plus de 150 documents. C’est cinq fois plus que sous l’ancien programme.
2) Deux fois moins de nouvelles inscriptions d’étudiants étrangers postsecondaires au Canada (Le Devoir, le 6 mai 2026)
Les nouvelles inscriptions d’étudiants étrangers dans les établissements postsecondaires publics au Canada ont diminué de moitié depuis 2024, selon des données préliminaires publiées par Statistique Canada mardi. Pour les collèges et universités francophones hors Québec, cette baisse ajoute une pression à des établissements qui comptent sur le recrutement international pour soutenir leur développement.
3) Les demandeurs d’asile et les réfugiés désormais limités à dix séances de psychothérapie par an (Le Devoir, le 1er mai 2026)
Depuis vendredi, les demandeurs d’asile et les réfugiés au Canada couverts par le régime de soins de santé à court terme sont limités à dix séances de psychothérapie par an. Des exceptions pourront être accordées en 2026 pour ceux qui étaient déjà en suivi, mais le nouveau plafond s’appliquera à tous en 2027. Cette limite est dénoncée par des organismes et des intervenants du milieu.
4) Une hausse de recrues mal préparées inquiète l’armée canadienne (Le journal de Montréal, le 7 mai 2026)
Des recrues plus vieilles, moins en forme, qui comprennent mal l’anglais et le français et qui s’intègrent difficilement à la culture militaire et canadienne : tel est l’envers de la médaille de la hausse du recrutement historique dans nos Forces armées.
5) Soins de santé des réfugiés : Pas une croisière au Canada (La Presse, chronique, le 5 mai 2026)
Pourquoi des demandeurs d’asile et des réfugiés auraient-ils droit à des « privilèges » que des citoyens n’ont pas ? C’est la question que m’ont posée des lecteurs à la suite de ma chronique portant sur les coupes d’Ottawa dans les soins de santé des demandeurs d’asile et des réfugiés. J’y expliquais que ces compressions imposent des choix inhumains à des gens déjà très vulnérables : manger ou offrir des soins à son enfant ? Nourrir sa famille ou payer ses médicaments1 ?
6) « Aucun, c’est déjà trop » (Le Devoir, chronique, le 4 mai 2026)
En 1939, un bateau bondé de réfugiés tente d’accoster en Amérique. La permission lui est refusée. Il doit rebrousser chemin. Le St-Louis avait quitté Hambourg quelques jours plus tôt. À son bord, plus de 900 réfugiés juifs tentent de fuir les persécutions de l’Allemagne nazie. À Cuba, les autorités refusent de reconnaître leurs visas. À Washington, ils ne sont pas autorisés à débarquer. Au Canada, nouveau refus.
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