Témoignages

Témoignage de Monsieur Kpalete Akakpo :

Témoignage de reconnaissance à l’égard du Canada, pays de paix et d’hospitalité légendaire. Ce témoignage va également à l’institution d’accueil sans faille à l’égard des réfugiés, je dis sans ambiguïté l’APO (Accueil-Parrainage Outaouais) et son personnel.

On m’appelle Kpalete Akakpo, je viens du Togo, pays de l’Afrique de l’Ouest. J’ai quitté le 13 mars 1993 pour me réfugier au Bénin en compagnie de mon épouse et de mon fils.

C’est du Bénin que j’ai pris mon départ pour le Canada ensemble avec ma femme et mon fils, le 15 juin 2010 après un séjour de deux (2) décennies sur le site des réfugiés. Ma famille et moi sommes arrivés au Canada le 16 juin 2010. Nous avons été accueillis à l’aéroport par un agent des services de l’immigration canadienne.

À l’aéroport de Montréal, dès l’accès au hall, un grand vent de bonne vie a soufflé sur moi, j’ai oublié spontanément toutes les souffrances dans lesquelles je nageais depuis 17 ans.

L’hôte de l’accueil nous a mis dans un autobus pour Ottawa. Dans la capitale fédérale, nous avons été accueillis par une responsable de l’APO.

Dès notre descente du bus qui nous a amenés de Montréal, la responsable nous a pris en charge et nous a conduit jusqu’à Gatineau où se trouve le bureau général de l’APO. Ma famille et moi y avons passé quatre jours dans une ambiance fraternelle.

Toutes mes souffrances, d’une durée de 17 ans dans un camp de réfugiés, se sont envolées d’un seul coup comme par magie.

Durant les 12 premiers mois de vie au Canada, ma famille et moi avons été heureux et avons oublié la galère des deux (2) décennies de vie de réfugiés au Bénin.

Malheureusement, cette bonne vie fut assombrie par la mort de mon fils par noyade, âgé de 22 ans, c’était le 22 juillet 2011.

J’ai été replongé dans une obscurité totale, mais avec le concours et les conseils de l’APO, j’ai pu renaître et refaire ma vie avec ma femme, qui était ébranlée par ce deuil.

Ce témoignage, je le fais pour prouver combien je suis redevable à ce cher pays le Canada, pays d’accueil, d’hospitalité légendaire.

Cette reconnaissance va également à l’institution d’accueil, je nomme sans ambigüité l’APO et son personnel.